Tôlerie · STEP → flan à plat → DXF

Dépliage automatique de tôles depuis un fichier STEP.

Vous déposez la pièce pliée. Elle redescend à plat, avec son contour développé, ses perçages, ses lignes de pliage cotées, son rayon et son angle. Le DXF part à la découpe, le PDF part à la presse, le repère renvoie à sa place sur l’assemblage.

Formats acceptés en entrée : STEP, IGES, BREP. En sortie : DXF du flan à plat, PDF coté pour la presse plieuse.

De la pièce pliée au flan à plat, en un dépôt.

Le workflow tient en cinq étapes, dont vous n’en pilotez qu’une :

  • STEP — vous déposez le fichier de la pièce pliée.
  • Détection — le logiciel repère la ou les pièces de tôlerie dans l’assemblage.
  • Dépliage — chaque pièce est mise à plat en respectant le rayon et l’angle de chaque pli.
  • Cotation — le flan est coté : contour, perçages, lignes de pliage, rayons, angles.
  • DXF — le fichier sort, un DXF par flan, prêt pour la découpe laser ou plasma.

Toute l’analyse préalable — reconnaissance des pièces, séparation profilés/tôlerie — est faite par la même passe d’analyse STEP. Vous ne trierez pas les pièces à la main.

Ce que porte le flan à plat

Trois informations, pas un dessin de plus.

Contour développé

Le pourtour de la tôle mise à plat, avec les perçages en position. C’est ce que suivra la tête laser ou plasma. Le contour porte l’échelle du fichier — pas d’ajustement à faire avant l’envoi à la machine.

Lignes de pliage cotées

Chaque pli est tracé en pointillé sur le flan, avec son angle et son rayon. C’est ce que lira la personne à la presse plieuse pour régler l’outil et vérifier la conformité de la pièce en sortie.

Repère vers l’assemblage

Le flan garde sa référence de pièce — celle du plan d’assemblage. À la sortie de la presse, on sait sur quel châssis la pièce va s’accrocher : pas de tôle qui traîne sans savoir d’où elle vient.

Le flan, vu depuis la presse

Une pièce pliée, deux flans DXF prêts.

L’assemblage 3D au centre, à gauche et à droite les fenêtres « flan à plat » avec le contour développé, les perçages, la ligne de pliage cotée à un angle de 94° et un rayon de 9 mm sur une tôle de 4 mm.

Dépliage de tôles dans Cut to Fab : deux flans à plat cotés (contour développé, perçages, ligne de pliage, rayon 9 mm et angle 94° sur tôle de 4 mm) issus du dépliage automatique d'un châssis STEP.

STEP vers DXF, en un dépôt.

La conversion STEP vers DXF d’une pièce de tôlerie n’est pas un export magique : il faut déplier la pièce avant de pouvoir la représenter à plat. C’est ce que Cut to Fab fait automatiquement — le STEP entre pliée, le DXF sort à plat, coté et prêt pour la découpe.

Cette conversion ne s’applique qu’aux pièces de tôlerie pliée. Une pièce massive ou un profilé ne passent pas par le dépliage : pour eux, le DXF pertinent est le contour de coupe, produit par le plan de mise en barre.

Cas gérés — et cas où le logiciel se signale.

Le moteur de dépliage est un moteur géométrique — pas une intelligence artificielle qui devine. Il déplie proprement les pièces où chaque pli est identifiable : une pliure à angle constant, un rayon défini, une matière d’épaisseur homogène. Cela couvre l’essentiel de la tôlerie de métallerie et de serrurerie.

Certaines géométries dépassent son cadre :

  • les emboutissages et pièces à double courbure — le dépliage à plat n’a pas de solution unique ;
  • les tôles à épaisseur variable ;
  • certaines pièces fusionnées à d’autres dans le STEP (le solide combine plusieurs corps).

Dans ces cas-là, la pièce est signalée, pas dépliée en silence sur un flan faux. Vous voyez le motif de l’échec et pouvez rentrer les cotes du flan à la main ou dessiner le contour DXF depuis votre propre logiciel de CAO.

Où tourne le dépliage.

Le dépliage est le seul calcul de Cut to Fab qui s’exécute sur nos serveurs. La raison est technique : il repose sur un moteur géométrique (FreeCAD) qu’on ne peut pas embarquer dans un onglet de navigateur — il pèse plusieurs centaines de mégaoctets et demande une pile natives. Le faire tourner côté serveur permet de rendre le résultat en quelques secondes, y compris sur un poste modeste.

Concrètement : quand vous cliquez sur « déplier », la géométrie de la pièce concernée part chiffrée en transit. Le flan à plat redescend. Nous ne conservons rien après le calcul, et cette étape est affichée à l’écran pour que vous sachiez avant de cliquer que le fichier va sortir de votre poste.

Questions fréquentes sur le dépliage

Ce qu’on nous demande avant de cliquer sur « déplier ».

Le flan est-il à la bonne longueur développée ?

Oui : le calcul suit le facteur K standard du moteur géométrique, ajusté selon le rayon et l’épaisseur de chaque pli. C’est la valeur admise par la profession pour la tôlerie courante en acier et aluminium. Pour des matières ou des rayons hors normes, il reste recommandé de contrôler la première pièce en sortie de presse — comme avec n’importe quel logiciel de dépliage.

Est-ce que je peux ajuster le facteur K ou le retour élastique ?

Pas encore par l’interface : le moteur applique aujourd’hui son facteur K standard, sans champ à l’écran pour le forcer par pièce ou par matière. Cette configuration est prévue pour une prochaine version. Si vous avez un besoin précis (matière spéciale, presse mal étalonnée qui demande une compensation), écrivez-nous — on chiffre l’écart et on en tient compte.

Mon fichier STEP part-il sur un serveur ?

La géométrie de la pièce à déplier, oui — c’est le seul calcul distant du logiciel. La lecture STEP et la vue 3D restent locales : vous voyez et vérifiez la pièce dans votre navigateur avant de demander le dépliage. Rien n’est conservé côté serveur au-delà du calcul, et l’écran vous prévient avant l’envoi.

Quelle épaisseur, quelles matières ?

Le moteur ne se limite pas à une épaisseur ou une nuance particulière — il se base sur la géométrie du STEP. En pratique, la tôlerie de métallerie/serrurerie (acier, inox, aluminium, épaisseurs 0,5 à 6 mm environ) passe sans configuration. Au-delà, un contrôle en atelier reste préférable.

Le dépliage est-il inclus dans le plan Gratuit ?

Oui, avec une limite raisonnable de fichiers par jour — assez pour dépanner et essayer sur un petit chantier. Au-delà, le plan Pro lève la limite. Le détail des paliers est sur la page tarifs.

Qu’est-ce que le dépliage de tôle ?

Le dépliage — aussi appelé mise à plat ou développement — consiste à représenter une pièce de tôle pliée comme si on l’avait rouverte à plat. On récupère alors son contour développé (celui que suivra la découpe laser), la position de ses perçages, et les lignes de pliage cotées avec leur rayon et leur angle. C’est l’étape indispensable pour passer d’une pièce 3D à un flan DXF exploitable en atelier. Cut to Fab fait ce calcul automatiquement à partir d’un fichier STEP.

Cut to Fab peut-il convertir un fichier STEP en DXF ?

Oui, pour les pièces de tôlerie pliée : c’est exactement ce que fait le dépliage. Vous déposez le STEP, la pièce est dépliée à plat, et le DXF de son flan développé sort — prêt pour la découpe laser ou plasma. Pour les profilés et les pièces massives, la conversion STEP → DXF pertinente est le contour de coupe, produit par la mise en barre.

À qui s’adresse le dépliage de Cut to Fab ?

Aux ateliers de métallerie, serrurerie, chaudronnerie et de mécano-soudure qui reçoivent des fichiers STEP du bureau d’études et doivent produire les flans DXF de leurs pièces pliées, sans repasser par un logiciel de CAO. Le cas typique : un châssis roulant, une trémie, un capotage — la structure porte des tôles pliées, il faut sortir leur mise à plat cotée pour la découpe et la presse plieuse.

Envoyez votre première pièce.

Le plan Gratuit accepte l’import STEP et le dépliage. Si le flan qui sort ne correspond pas à votre pièce, vous êtes fixé en cinq minutes — et vous n’avez rien payé pour le savoir.