Comparatif · métallerie & serrurerie

Logiciel de nesting pour la métallerie — ce que les outils orientés bois ne font pas.

Les logiciels de nesting historiques ont été bâtis pour la coupe de panneaux et de planches. Ils sont excellents à ça. Mais fabriquer un châssis en tube ou une pièce pliée en tôle demande cinq choses qu’ils n’ont jamais eu à faire — et c’est ce qui décide si votre plan de coupe tient à l’atelier ou pas.

Ce que sait faire un logiciel de nesting généraliste.

Un logiciel de nesting orienté bois ou panneau, quand il est bien fait, fait trois choses très bien :

  • Le calepinage 2D — placer des rectangles dans une plaque de bois pour minimiser la chute.
  • La coupe 1D basique — répartir des longueurs droites dans des barres ou des planches.
  • Le compte du trait de scie — pour que le plan de coupe reste vrai en sortie de scie circulaire.

Si votre métier c’est le meuble, l’agencement, la menuiserie ou la charpente bois, ces outils font le travail — souvent mieux que ce qu’on ferait sur une feuille de calcul. Cette page n’est pas là pour vous dire d’en changer.

Elle est là pour vous dire à quel moment ils atteignent leur limite : quand la matière n’est plus une planche, quand la coupe n’est plus droite, et quand le fichier d’entrée n’est plus une liste tapée à la main mais un STEP de bureau d’études.

Ce que la métallerie a en plus

Cinq choses qui manquent quand on fabrique en métal.

Les angles de coupe.

Un débit de métallerie a rarement deux coupes à 90°. Une main courante d’escalier, un pied de cadre soudé, un châssis roulant : presque chaque pièce sort de la tronçonneuse avec un angle gauche et un angle droit différents. Un logiciel bois raisonne en longueurs ; en métal, la longueur seule ne suffit pas à décrire la pièce.

Les coupes mariées ⋈

Deux coupes d’onglet consécutives peuvent partager un seul trait de scie : l’angle sortant d’une pièce et l’angle entrant de la suivante sont taillés d’un coup. Un logiciel qui ignore les onglets ne peut pas voir cette économie — et laisse sur la table 3 à 8 % de matière sur les séries soudées à 45°.

Les chutes qui repartent.

Une chute de tube de 800 mm ne va pas au bac — elle attend le chantier suivant. Un logiciel de mise en barre pour le métal enregistre ces longueurs, avec leur profilé, et les réinjecte dans le calcul suivant. Sur le bois c’est moins critique — les planches sortent en formats standard et les chutes se refendent ; sur le tube 40×40, chaque chute récupérée est une barre entière économisée sur l’année.

Le fichier STEP en entrée.

Le bureau d’études d’un projet en métal ne livre pas une liste tapée : il livre un fichier STEP ou un plan technique. La liste de débits doit en sortir, sans ressaisie ; c’est là que se perd le plus de temps, et c’est là qu’on introduit les fautes qui donnent des tubes à la mauvaise longueur. Voir analyse STEP.

Le dépliage des tôles.

Une pièce pliée en tôle n’a de sens à l’atelier qu’une fois mise à plat : contour développé, lignes de pliage cotées, rayon, angle. Sans dépliage automatique, la tôle doit être re-dessinée à la main dans un logiciel de CAO — ou envoyée hors-atelier. Voir dépliage de tôle.

Récapitulatif — deux outils, deux métiers.

FonctionNesting généraliste (bois, panneau)Cut to Fab (métal)
Placement 1D (longueurs droites)OuiOui
Placement 2D (rectangles dans plaque)Oui, souvent la spécialitéEn développement
Angles de coupe indépendantsNon ou marginalDeux angles par débit
Coupes mariées d’ongletNonOui
Chutes récupérables réinjectéesRareOui (Pro, Atelier)
Import STEP / IGES / BREPNonOui
Dépliage de tôlerieNonOui
Trait de scie configurableOuiOui, par projet
Où tourne le calculVariable — souvent localNavigateur, sauf dépliage

Comment choisir sans se tromper.

Restez sur un logiciel de nesting généraliste si vous fabriquez principalement du meuble, de l’agencement, des caissons ou de la charpente bois — vos matériaux sortent en formats standard, vos coupes sont majoritairement droites, votre gain vient du placement 2D dans les panneaux. Un outil dédié à la métallerie serait sur-outillé pour votre besoin.

Regardez un logiciel dédié au métal comme Cut to Fab si vous fabriquez des châssis, des mains courantes, de la mécano-soudure, des structures en tube ou en profilé, ou si vous travaillez de la tôle pliée : le gain porte sur les onglets, les coupes mariées, la récupération des chutes, et l’entrée directe depuis un STEP. Ce n’est pas la même optimisation.

Utilisez les deux si votre atelier fait les deux — c’est un cas fréquent en agencement métallique. Cut to Fab ne remplace pas un logiciel bois sur son terrain, et l’inverse est vrai aussi.

Questions fréquentes sur le comparatif

Ce qu’on nous demande en salon.

Un logiciel bois peut-il être utilisé pour du métal ?

Techniquement oui, pour la coupe 1D droite : la matière importe peu au solveur qui répartit des longueurs. En pratique, l’atelier de métallerie perd la moitié du gain possible dès que les onglets, les coupes mariées et la récupération de chutes entrent en jeu — soit sur la quasi-totalité des chantiers réels.

Cut to Fab remplace-t-il mon logiciel de CAO ?

Non. Cut to Fab lit le STEP produit par votre CAO (SolidWorks, Inventor, Fusion, Onshape, FreeCAD, TopSolid…) et le convertit en liste de débits et flans DXF. Vous continuez à dessiner avec l’outil que vous connaissez : Cut to Fab s’insère entre la CAO et l’atelier.

Cut to Fab fait-il du calepinage 2D pour la tôle ?

Le module de calepinage 2D — placer les flans DXF dans vos formats de tôle — est aujourd’hui en développement. Il tourne, on peut l’essayer, mais nous ne le vendons pas encore comme un outil de production. Pour du calepinage 2D en production immédiate, un outil dédié 2D reste le bon choix.

Combien de temps pour évaluer le gain sur mes chantiers ?

Une matinée. Le plan Gratuit accepte l’import STEP sans limite de taille et le dépliage. Vous prenez trois chantiers passés, vous rejouez leurs listes de débits, et vous comparez le nombre de barres consommées et le temps d’atelier. Zéro engagement, aucun compte à créer pour la première évaluation.

Cut to Fab convient-il à un petit atelier ?

Oui — c’est même le cas d’usage principal. Le plan Gratuit tient un petit chantier réel (30 débits, 2 projets), le plan Pro à 59 €/mois (29 € pour les 20 fondateurs) suffit à un artisan seul ou à un atelier avec un chargé de débit. Il n’y a ni matériel à installer, ni serveur à administrer : tout tourne dans le navigateur, sur le poste déjà en place.

Faut-il un abonnement pour tester Cut to Fab ?

Non, et il n’y a même pas besoin de créer un compte. Le plan Gratuit est utilisable en anonyme, sans carte bancaire, et il n’expire jamais. Il est délibérément dimensionné pour qu’un petit chantier réel passe entier (30 débits par calcul, 2 projets sauvegardés) — de quoi juger sur pièces avant d’envisager un abonnement.

Peut-on utiliser Cut to Fab hors ligne ?

La coupe 1D, la lecture STEP, la vue 3D et tous les exports (PDF, CSV, DXF) tournent dans votre navigateur : une fois la page chargée, une coupure Internet ne les arrête pas. Deux fonctions font exception et le disent à l’écran : le dépliage des tôles et la synchronisation multi-poste passent par nos serveurs et demandent une connexion. Cut to Fab peut aussi être « installé » comme application depuis le navigateur (PWA), pour l’ouvrir en un clic sur le poste de l’atelier.

Rejouez trois chantiers passés. C’est ce qui décide.

Un logiciel comparatif ne vaut rien sans vos vrais fichiers. Prenez la liste des débits d’un chantier récent, déposez-la ou déposez le STEP : le plan de coupe qui sort vous dit en cinq minutes s’il y a un gain à aller chercher.